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 Monkey Journey to the West

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Anna
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MessageSujet: Monkey Journey to the West   Monkey Journey to the West EmptyVen 28 Sep - 17:39

Citation :
Un "singe" au Châtelet, mariage d'opéra chinois et de Brit pop
Par Pierre Haski (Rue89) 23H20 27/09/2007

Alors qu'il n'avait que quatre ans, Chen Shizheng était dans les bras de sa mère lorsqu'il a vu une tache rouge se répandre sur la robe blanche de celle-ci. Sa mère venait de recevoir une balle perdue lors d'un défilé de Gardes rouges pendant la Révolution culturelle chinoise. Quatre décennies plus tard, metteur en scène à la mode installé à New York, il signe un extravagant opéra sino-pop au Théâtre du Châtelet, grand spectacle délirant au succès assuré, qui a démarré mercredi.

Le parcours de ce metteur en scène de 44 ans à l'éclectisme décoiffant est impressionnant. Orphelin, il est reccueilli par une troupe de comédiens ambulants gagnant leur vie en parcourant les campagnes de son Hunan natal (également la province natale de Mao Zedong) et en interprétant, lors des funérailles, des scènes de la vie du défunt. A la fin de la Révolution culturelle, au milieu des années 70, ses compagnons l'inscrivent à l'école de l'opéra de Pékin. Il se retrouve à New York en 1989, et une autre vie l'attend.

Chen Shizheng a signé depuis près de vingt ans la mise en scène d'opéras classiques, de nombreuses créations théâtrales, dans le monde entier, et il vient de réaliser son premier film, "Dark Matters", présenté à Cannes et primé à Sundance. Sa reconnection avec la Chine fut douloureuse: il fut le metteur en scène de l'impressionnant "Pavillon aux pivoines", un opéra basé sur un texte du XVI° siècle chinois, et qui fut présenté sur 19 heures en trois jours à Paris en 1999. Mais la Chine avait interdit aux acteurs de quitter le pays pour la création du spectacle à Paris, et les représentations prévues ensuite à Shanghaï furent annulées. La censure n'avait pas apprécié qu'il exhume un texte à l'érotisme trop torride pour la Chine puritaine du parti communiste...

Le premier blockbuster chinois

Depuis, le carcan s'est desserré, et Chen Shizheng a repris le chemin de Pékin et Shanghaï. On l'a retrouvé en France ces dernières années dans le cadre du Festival d'Automne, avec "la nuit du banquet", ou au festival d'Aix en Provence avec "Cosi Fan Tutti". Mais c'est dans un tout autre registre qu'il crée, au Théâtre du Châtelet, ce "Monkey" venu d'ailleurs, au point, sans doute, de déconcerter ceux qui s'attendraient à voir un spectacle dans la lignée de ses créations précédentes. Il a choisi de faire l'équivalent d'un "blockbuster" dans l'univers de l'opéra, une machine de guerre théâtrale grand public qui sera assurée de trouver son public (trois représentations supplémentaires ont déjà été rajoutées) sans pour autant entraîner l'adhésion des puristes.

Pour adapter à la scène "La Pérégrination vers l'Ouest" (selon le titre de La Pléiade), l'un des quatre grands classiques de la littérature chinoise, Chen Shizheng s'est trouvé d'inattendus alliés: le créateurs du groupe virtuel anglais Gorillaz, Damon Albarn et Jemie Hewlett. Ensemble, ils ont créé un univers multimédia et multidisciplinaire (théâtre, cirque, arts martiaux, opéra, vidéo etc.) empruntant au registre traditionnel chinois, à l'univers de la BD (voir l'affiche ci-dessus et les personnages ci-contre), le tout mâtiné de Brit Pop.

Pour conter les aventures du roi singe et de ses camarades de pérégrination vers les écritures bouddhiques qu'ils introduiront ensuite en Chine, Chen Shizheng a fait venir une cinquantaine d'acteurs et d'acrobates de son pays natal, notamment une quarantaine de jeunes pensionnaires du cirque de Dalian qui effectuent des prouesses sur scène et en l'air. Une superproduction financée aux deux tiers par le Théâtre du Châtelet, qui compte bien la faire tourner à travers le monde. Le premier grand show chinois planétaire aura donc été réalisé par un metteur en scène chinois exilé, des créateurs britanniques, et des financements français. Bouddha et la Chine y trouveront tout de même leur compte.

► "Monkey, Journey to the West", au Théâtre du Châtelet jusqu'au 13 octobre. 1 place du Châtelet 75001 Paris, tel: 01 40 28 28 40. Site web: www.chatelet-theatre.com

Demain sera enfin le grand soir, puisque je serai dans la salle, je vous tiendrai au courant, mais c'est d(ores et déjà l'évênement théâtre du moment et ceuxs quis ont intéressés devraient dès la fin de la lecture de ce post, il ne reste plus beaucoup de places...
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Anna
Invité



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MessageSujet: Re: Monkey Journey to the West   Monkey Journey to the West EmptyDim 30 Sep - 1:38

Bon, ça y est, c'est vu.
Alors, pas le chef d'oeuvre que j'espèrais, une oeuvre en fait très inégale.
Un visuel quasi parfait entre les décors et vidéos de Hewlett, la scénographie et la dramaturgie, le tout servi par une impressionnante distribution pékinoise mélangeant théâtre, opéra, cirque chinois et arts martiaux (mention très très spéciale au comédien incarnant le Roi Singe).

Quelques tableaux absolument géniaux, celui sous-marin et le tableau de la Montagne de Feu particulièrement.

Après, la musique: assez décevante; quelques superbes passages, mais des choses aussi très conventionnelles et plates de la part d'Albarn.

Le pire maintenant, l'histoire. La tradition romanesque chinoise pousse à cette sorte d'onirisme naïf qui est ici très bien servi. Mais il y a des longueurs (pour un opéra de deux heures, c'est quand même un problème), dû à la coupe faite de l'histoire, composée à l'origine de 81 tableaux et réduite ici à neuf. QUitte à faire ce choix, j'aurais coupé dans l'exposition et bien moins bâclé la fin (dans un tableau assez impressionnant).

Mais en tout cas, un OTNI, Objet Théâtral Non Identifié, que je conseillerais quand même vivement, pour les artistes et l'esthétique visuelle uniques.
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