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 11 Septembre 2001: Bon Anniversiare Mr Giuliani

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AuteurMessage
Anna
Invité




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MessageSujet: 11 Septembre 2001: Bon Anniversiare Mr Giuliani   11 Septembre 2001: Bon Anniversiare Mr Giuliani EmptyMar 11 Sep - 13:05

Citation :
Le candidat Giuliani sur le tremplin du 11 septembre
Par Maria Pia Mascaro (Journaliste) 00H02 11/09/2007

Rudolf Giuliani fait campagne sur un seul thème: le terrorisme. A la surprise générale, il mène dans tous les sondages à la candidature républicaine.

(De New York) C’était un mercredi matin de juin dernier dans le centre communautaire de New Castle, une petite enclave plutôt fortunée de la banlieue de Portsmouth, New Hampshire. Une centaine de personnes ont fait le déplacement pour venir dialoguer avec Rudolf Giuliani, dit "Rudy", l’ancien maire de New York, candidat républicain à la Maison Blanche. Un élu local le présente sans ambages: "Le Maire de l’Amérique ".

Depuis un certain jour de septembre, en 2001, Rudy n’a plus besoin de dérouler son curriculum vitae, pourtant impressionnant. L’étiquette "Maire de l’Amérique", dont la paternité reviendrait à Oprah Winfrey, la papesse des talk shows américains, lui convient parfaitement et résume à lui seul ses ambitions: devenir pour le pays ce qu’il a été pour New York. "Son thème de campagne, c’est le 11 septembre, c’est l’histoire d’une seule journée", commente, sarcastique, un analyste républicain à New York, préférant garder l’anonymat.

"Il mise tout sur le 11 septembre", surenchérit l’ancien maire de la ville, Ed Koch, un supporter d’Hillary Clinton et qui s’est distancé de Rudolf Giuliani après l’avoir soutenu lors de son premier mandat. "Mais pour être un leader effectif vous devez être apprécié, Giuliani ne l’était plus à New York. Si son mandat s’était arrêté le 10 septembre, il n’aurait aucune chance", m'explique-t-il.

Mais au New Hampshire, loin, très loin de New York, Giuliani peut faire fi des états d’âmes des New Yorkais. Passé les remerciements d’usage pour ses hôtes, il en vient immédiatement au but : il évoque en parcourant la scène de longues enjambées le 11 septembre, établit un parallèle entre la 2e guerre mondiale et la guerre contre le terrorisme:

"Pensez à la 2e guerre mondiale, nous n’avons pas fait ça pour rien (…) le 11 septembre m’y fait penser quand je revois les pompiers et les policiers se précipiter vers le World Trade Center. Imaginez s’ils avaient fui le site : les terroristes auraient gagné"


Traiter le terrorisme comme il a traité le crime

Malgré l’opposition grandissante contre la guerre en Irak, Giuliani a fait de la guerre contre le terrorisme le centre de sa campagne. A l’écouter, il est le seul à pouvoir la mener. Pour une raison simple : s’il a pu combattre le crime dans une ville jugée "ingouvernable" lorsqu’il en a pris les rênes en 1994, il pourra combattre le terrorisme de la même manière. Et d'entrer dans les subtilités de Compstat, un programme informatique d’analyse hebdomadaire des crimes en fonction de leur localisation, mise au point par son chef de la police William Bratton, aujourd’hui à la tête du Département de la police de Los Angeles. Ce système, affirme Giuliani, associé aux théories de la "vitre brisée" et de la "tolérance zéro" qui consiste à traquer les auteurs de toutes les infractions, même mineures, comme les resquilleurs du métro ou les personnes urinant en public, ont permis de réduire la criminalité à New York.

Pour l’ancienne poigne de fer new yorkaise, il suffit d’appliquer le même programme à la lutte contre le terrorisme – déjà baptisé "Iraqstat" – pour analyser, répertorier et localiser les actes de terrorisme et y répondre ensuite de manière appropriée.

Dans ses analyses, Giuliani omet toujours de mentionner que William Bratton avait été engagé par son prédécesseur et que la criminalité avait commencé à baisser avant son entrée en fonction. Ses détracteurs font également remarquer que la baisse de la criminalité a été un fait national, imputable davantage au boom économique des années 90, qu’aux méthodes policières, par ailleurs particulièrement brutales à New York.

Une équipe de faucons pour la politique étrangère

"Giuliani est mesquin, il a manqué de respect à de nombreuses minorités", poursuit Ed Koch en faisant référence aux bavures policières qui ont entaché le deuxième mandat de Giuliani. Mais le discours du "héros du 11 septembre" fait mouche pour l’instant. Rudy devance tous les candidats républicains dans les sondages nationaux. A la surprise générale, car rares sont ceux qui osaient parier qu’il parviendrait à surmonter les réticences des conservateurs religieux, que l’on pensait peu enclins à lui pardonner une vie maritale dissolue (trois mariages), son soutien à l’avortement et aux mesures pro-gay et ses positions en faveur de la régulation des armes à feu.

"Pour certains dans la droite religieuse, la lutte contre l’islamisme est devenue une question morale", soulignait dimanche le stratège républicain Frank Luntz, dans les colonnes du New York Times Magazine. Et sur ce point, Rudolf Giuliani a promis d’adopter une ligne dure. Il n’entend pas se retirer d’Irak et se dit prêt à bombarder l’Iran si nécessaire. Son équipe de conseillers en politique étrangère comprend les faucons d’entre les faucons, dont l’un des fondateurs du mouvement néoconservateur Norman Podhoretz, pour qui la 4e guerre mondiale, celle contre l’ "islamofascisme" est déjà en cours, (la 3e ayant été celle contre le communisme).

Un feu de critiques en provenance des pompiers

En se précipitant vers les tours en feu, le 11 septembre 2001, Rudolf Giuliani courait donc vers son destin. En quelques jours, les New Yorkais, soudain frappés d’amnésie, lui pardonnaient son autoritarisme, sa façon de minimiser des bavures policières brutales, son refus de rencontrer les élus noirs de la ville.

Multipliant les apparences télévisées avec un remarquable don d’ubiquité, il a d’abord su rassurer une ville qui ne recevait aucun signe de Washington –George Bush a attendu quatre jours avant de venir à Ground Zero. Il s’est ensuite transformé en grand consolateur, courant les enterrements de pompiers et de policiers. Ce fut l’état de grâce, culminant par l’hommage de Time Magazine, qui en fit son homme de l’année.

L’aura s’est depuis écaillée. La critique la plus menaçante pour sa candidature à l'investiture républicaine de l'élection présidentielle 2008 vient de ceux là mêmes dont il se disait le héros : les pompiers. Même s’ils sont divisés sur la question, une grande partie d’entre eux lui reprochent d’être responsable des maladies respiratoires dont sont aujourd’hui victimes plusieurs ouvriers et pompiers ayant travaillé pendant des mois dans les décombres fumantes du World Trade Center. Ils l’accusent de n’avoir pas exigé le port de masques.

Exploitation du 11 septembre

Plusieurs enquêtes ont aussi montré que des vies de pompiers auraient pu être épargnées s’ils avaient été équipés de radios modernes. Ils opéraient encore avec le système qui s’était montré défectueux lors de l’attentat du World Trade Center en 1993. Les policiers et les pompiers avaient de surcroît des centres de commandement distincts. Les auteurs du rapport de la commission nationale sur le 11 septembre reconnaissent aujourd’hui qu’ils n’ont pas osé poser les questions "difficiles" à Giuliani par peur de l’opprobre publique s’ils s’étaient montrés critiques envers le héros du 11 septembre.

Aujourd’hui, ce sont les pompiers et les familles des victimes qui dénoncent le maire, l’accusant d’exploiter le 11 septembre.

Deux syndicats nationaux de pompiers s’opposent à sa candidature. Giuliani minimise la portée de ces critiques. A la sortie d’un meeting électoral dans le New Hampshire, il m’assurait qu’il avait pris toutes les décisions qu’il pensait être "justes", qu’il a "chaque fois alerté les pompiers de tous les dangers, de tous les risques". "Le 11 septembre, et les jours suivants, j’étais avec eux et j’ai pris de plusieurs manières des risques identiques aux leurs. Je suis allée deux, trois, quatre fois par jours à Ground Zero. Je n’ai pas géré la situation de loin, j’étais sur place trois, quatre, cinq fois par jour", rajoutait-il.

Des déclarations qu’il a répétées au cours des semaines suivantes et qui lui ont valu une nouvelle rafale de critiques, pour oser comparer ses propres visites à Ground Zero, souvent accompagné de célébrités du monde entier et dans les endroits les plus sécurisés du site, au labeur des pompiers.

Pour l’heure, le débat est confiné à New York. Mais il pourrait déborder. "Il pourrait connaître les mêmes problèmes que John Kerry avec les anciens vétérans du Vietnam", me dit par téléphone Ed Koch, l’ancien maire de New York, faisant allusion à la campagne virulente menée en 2004 par d’anciens combattants du Vietnam et qui avait contribué à la défaite du sénateur démocrate John Kerry.

Si l'An (Ground)Zero n'vait pas existé sur quoi aurait-il pu faire camapgne?
Sur NY...et le retour de la sécurité. Problème: tout cela est un peu chancelant et s'accompagne de choses qu'elles sont pas belles: bavures, racisme...Non, décidément, l'insécurité ça ne paye plus. Vive le terrorisme!
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beld
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MessageSujet: Re: 11 Septembre 2001: Bon Anniversiare Mr Giuliani   11 Septembre 2001: Bon Anniversiare Mr Giuliani EmptyMar 11 Sep - 13:59

Un bon fond de commerce qui n'est pas pret de disparaître !
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