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 écologie et nazisme

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Marc
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MessageSujet: écologie et nazisme   Lun 8 Oct - 0:17

tiré de L'EFFET DE SERRE, Science ou Religion du XXI°siècle ?
Février 2000, François Ploye


"CHAPITRE VI

Vers une dictature écologique

Si On peut à nouveau craindre que l’attrait qu’éprouve certains esprits pour la dictature ne trouve ici matière à subordonner les lois humaines à la dureté de lois dites naturelles ou à l’intransigeance de lois traditionnelles. Sans faire de tous les verts des héritiers du nazisme, certains verts allemands contemporains pensent que seule une dictature écologique permettra de résoudre les défis immenses auxquels l’humanité actuelle est confronté. L’écologie contemporaine est en effet représenté par une constellation de courants antagonistes qui vont de l’extrême-droite aux anarcho-libertaires. Aussi le slogan “ni-gauche, ni-droite” défendu à une période par certains écologistes masquait de profondes divergences de point de vue. La situation s’est depuis éclaircie et les partis ont éclaté entre une majorité de sensibilité affirmée à une gauche tempérée et des partis scissionnistes plus marginaux et plus radicalistes (cas de l’Allemagne et de la France).

En France, Antoine Waechter, partisan jusqu’au bout du “ni-ni“, a quitté les Verts pour fonder un parti, le Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI). Une courte polémique a eu lieu début 99 lorsqu’Antoine Waechter a accordé un entretien à une publication extrémiste de la Nouvelle Droite et du Grece (Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Civilisation Européenne) d’Alain de Benoist qui “ cherche, depuis 1993, une expression politique, via l’écologie. ” (Le Monde du 18/2/99). Des soupçons se sont alors formés concernant ses affinités intellectuelles, soupçons renforcés par son intransigeance à se positionner sur l’axe gauche-droite.

A.Waechter a qualifié ces accusations " d’ignobles" et a mis en avant les principes de respect humain et de démocratie présentes dans la charte du MEI. Néanmoins, afin d’éviter des amalgames faciles et dommageables, il est important que les mouvements écologistes (même indépendants) clarifient leur positionnement : progressistes ou conservateurs, centristes ou extrémistes, démocratiques ou autoritaires, biocentristes ou anthropocentristes… La confusion est en effet d’autant plus facile dans l’esprit du grand public que les mouvements d’extrême-droite n’hésitent pas à se revendiquer plus écologistes que les écologistes : “ Le FN est bien le seul parti authentiquement écologiste de France. ” affirme Bruno Mégret. (Libération du 24/2/99).

En Allemagne, les mouvements écologistes gardent vivace à l’esprit la proximité d’âme que les peuples germaniques ont de tous temps ressenti pour la nature. Les anciens Germains se sentaient en effet vivre à l’unisson de leurs forêts impénétrables. Et encore au siècle dernier, les bûcherons allemands demandaient pardon aux arbres qu’ils allaient abattre pendant que les Français taillaient leurs jardins au cordeau en exécrant la Nature sauvage. Le romantisme allemand qui a su si bien chanter l’amour des forêts et des fleuves, s’est développé en opposition à la philosophie des Lumières qui privilégiait la raison. Et plus récemment encore, le régime Nazi a été le premier gouvernement européen a instaurer un ensemble de lois très strictes afin de protéger les espaces naturels. Un appel à s’engager pour préserver les forêts allemandes proclamait en 1923 :

Dans toutes les âmes Allemandes vit et vibre la forêt Allemande avec sa profondeur et son souffle, avec son calme et sa force, avec sa puissance et sa dignité, avec sa richesse et sa beauté - on y trouve l’origine de l’essence Allemande, de l’âme Allemande, de la liberté Allemande. [BIEH95]

Défendre la forêt allemande revenait à défendre le peuple allemand. La terre et le sang apparaissaient un et Rudolf Hess, anthroposophe convaincu, a contribué à diffuser largement l’agriculture biodynamique - une agriculture biologique crée par Rudolf Steiner, ultranationaliste et raciste, fondateur de l’anthroposophie qui a servi de base avec la théosophie aux théories raciales des naz*s.

Ce mythe de la Nature originelle et vierge, non souillée par la présence humaine, s’oppose à l’amour des jardins, ennoblis par le travail de l’homme, artifices paradisiaques, qui se sont développés de la Babylone antique aux collines de Florence. Actuellement, renouant avec les thèses des jardiniers-paysagistes du Troisième-Reich, certains écologistes allemands ont dressé une liste des espèces de plantes étrangères interdites en Allemagne... Le prunus à floraison tardive, originaire du Nord-Est de l’Amérique est depuis une dizaine d’années arraché à grande échelle dans les forêts berlinoises parce qu’il ne correspond pas à l’image d’une végétation “naturelle”. De même, on retrouve dans la Charte architecturale et paysagère du Conseil régional d’Auvergne, les recommandations suivantes, destinées à conserver les caractéristiques traditionnels des paysages Auvergnats :

...planter des essences locales et non exotiques, sans les mélanger : tilleuls, marronniers, platanes, noisetiers, érables, frênes, éviter les prunus rouges, saules pleureurs, pins d’Autriche, thuyas et autres essences étrangères. [EVEN97]

Ces dérives ne seraient qu’anecdotiques si la situation générale n’était pas sombre et n’imposaient pas des mesures draconiennes : la demande en énergie va certainement exploser suite à l’amélioration des niveaux de vie d’une population mondiale qui doit doubler ou tripler en un siècle. Plusieurs scénarios énergétiques ont été étudiés suivant l’ampleur des mesures pouvant être mises en place.

Le premier scénario est celui où aucune mesure n’est prise afin de limiter les dépenses énergétiques. Ce scénario est déjà obsolète depuis la crise du pétrole en 1974, beaucoup d’efforts ont été entrepris afin d’économiser l’énergie, surtout dans les pays sans ressources énergétiques (France ou Japon). Même dans les pays en développement (comme la Chine ou l’Inde) où la priorité est à un développement économique que l’on peut qualifier de sauvage, les technologies mises en œuvre ont progressé considérablement depuis la révolution industrielle du siècle dernier (USA, Angleterre, Allemagne).

Nous sommes donc dans le deuxième scénario, celui où un certain nombre de mesures volontaires modérées sont entreprises dans tous les domaines afin de réduire les dépenses énergétiques. Les degrés de volontarisme plus ou moins affirmés de cette politique doivent permettre de ralentir la croissance du taux de gaz carbonique dans l’atmosphère et de différer d’éventuelles perturbations climatiques. Mais en aucun cas, ce scénario ne peut permettre de stopper l’évolution en cours.

Le troisième scénario serait celui d’une politique volontariste forte avec une modification radicale des modes de vie. Cette politique ne parait accessible ni aux démocraties qui doivent compter avec les réticences de l’opinion publique, ni même aux dictatures qui de plus en plus libèrent les besoins en consommation de leurs peuples tout en continuant à les brider politiquement (cas exemplaire de la Chine). Néanmoins, s’il s’avérait nécessaire de changer radicalement de cap, seule une dictature “ verte ” parait en mesure d’arriver à imposer les mesures draconiennes à mettre en œuvre. C’est en tout cas une opinion non marginale parmi les intellectuels écologistes allemands – Hans Jonas parle de tyrannie bienveillante - et c’est la conclusion d’un rapport commandé en 1989 par le gouvernement néerlandais. “ Peut-il y avoir pilotage de la planète sans dictature mondiale ? ” se demande de son côté Robert Kandel. [KAND98] Ces menaces extrémistes sur leur terrain imposent aux écologistes de théoriser et de clarifier leurs conceptions de l’homme, de la nature et de la technique. “ Le scénario de l’écologie démocratique semble ainsi tout aussi nécessaire qu’improbable. ” met en garde le philosophe Dominique Bourg [BOUR96]"

Cité par un autre mec que moi sur un autre site.
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WALLEN
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MessageSujet: Re: écologie et nazisme   Lun 8 Oct - 18:36

L'avenir que nous prépare les écolos ,c'est la masse qui n'aura plus accès à la consommation réserbée à une élite
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