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 Control.

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Ross-Ross-Ross
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MessageSujet: Control.   Control. EmptyLun 1 Oct - 21:01

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Control. Arton5760



Grande-Bretagne, 2006 - 1h59

Control - Anton Corbijn


Un biopic rock de taille : Ian Curtis, chanteur malheureux et épileptique de Joy Division intègre dans Control
la grande histoire des mythes rocks portraiturés au cinéma. Résultat en
déséquilibre permanent mais touché par la grâce, comme il se doit.


Avec une histoire telle que celle de Ian Curtis,
chanteur d’un groupe séminal de l’histoire du rock, suicidé à 23 ans,
tous les éléments sont réunis d’une mythologie rock qui semble vouée à
se reproduire à travers les décennies. En 1980, Joy Division
est un groupe qui commence à être reconnu, pour la noirceur et les
rythmes froids et angoissés qu’ils amènent à la musique. Comme le
Velvet Underground avant eux, de nombreux groupes seront influencés par
leur musique et formeront des groupes. Un peu comme Nirvana, ce
chanteur charismatique et jeune papa tourmenté ne survivra pas à ce
mélange de drames intimes et de popularité. Sex, drugs &
rock’n’roll ? Oui, mais pas seulement. Anton Corbijn,
photographe fan et ami du groupe en son temps, a soigneusement évacué
tous les clichés rock attendus, pour se concentrer sur l’ambivalence de
ce personnage hors norme : Ian Curtis, petit gars de Manchester.
Control. Control2Et Control débute ainsi comme un teen movie des années 1970 : les ados y écoutent Bowie
et se déguisent en fille, prennent les antidépresseurs de maman et
draguent comme ils peuvent. Si l’on savait Anton Corbijn capable de
faire de magnifiques images, on le découvre maître des temps morts et
des ellipses, ces procédés narratifs qui semblent si bien résumer la
vie de Curtis. Il capte avec une élégance folle cette part importante
de l’adolescence qui consiste à « passer le temps ». Dans une ville de
Manchester sombre et triste, le jeune Curtis rencontre une fille, se
marie, et travaille à l’Anpe locale. Mais son temps libre, il le passe
avec ses amis, avec la musique. L’aspect véridique des anecdotes ne
compte guère ici, tant elles font mouche : image fantastique, un Ian
Curtis zombiesque traverse une rue de Manchester dans un long manteau
noir, le mot HATE peint dans son dos. Ou encore, à la suite d’un
concert des Sex Pistols
que nous ne verrons pas, Curtis décide qu’il devrait bien être capable
de chanter mieux que ça, et rejoint donc le groupe : Warsaw (premier
nom de Joy Division) est né. S’en suit la rapide progression d’une
bande d’amis ayant su malgré eux inventer le son de leur époque.
Travail artisanal et aventure de groupe, Corbijn filme la vie en studio
et en tournée avec l’œil du spécialiste et un souci permanent de ne pas
en faire trop.
Un souci qui inclut
une certaine fidélité à ces images qui ont marqué l’identité du groupe
: ces portraits de Curtis l’air absent, ou bien sur ses fameuses crises
d’épilepsie en plein concert. Par moment, on serait presque gêné par la
ressemblance physique de Sam Riley avec Curtis. Le choix du noir et
blanc s’imposait ainsi de lui-même : non pas parce qu’il correspond au
travail photographique de Corbijn, mais surtout parce que toutes les
images connues du groupe sont en Noir et Blanc, que leur identité
visuelle et graphique en découle. Et aussi peut-être parce que Ian
Curtis semble être une créature née du clair-obscur, faite de beaucoup
d’ombre, et d’une toute petite flamme de lumière vacillante. Curtis est
un personnage emblématique, une âme torturée et une naïveté d’enfant.
Facile avec ça de se faire un héros romantique rock de plus. Corbijn
s’y refuse, en faisant de son personnage un homme avant tout, perdu
entre deux histoires d’amour et une grande faiblesse. Si l’aspect
mélodramatique pur semble un peu mielleux et moins maîtrisé par le
réalisateur que l’aspect directement lié à la musique (le scénario
étant adapté de la biographie écrite par la femme de Curtis), il a au
moins le mérite de déniaiser un peu le mythe et de nous éviter un
énième artiste maudit.
Mais là où ce Control
nous convainc pleinement, c’est dans sa façon de placer la musique au
cœur du film, telle une force qui précède, porte et survit à son
créateur. Ian Curtis pensait sans doute pouvoir se sauver de tous ses
maux avec ses chansons violemment tristes. « Where will it end ? »
hurlait-il dans Day of the Lords. Nous n’en connaîtrons jamais la fin. Heureusement.
Control

De Anton Corbijn

Avec Sam Riley, Samantha Morton, Alexandra Maria Lara

Sortie en salles le 26 septembre

Le meilleur film que j'ai vu depuis Inlad Empire (ceci ça m'a sûrement particulièrement touché à cause de certains recoupements personnels). A noter, l'expo dans la boutique agnès b. à Paris des photos prises lors du concert aux Bains en 79.
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MessageSujet: Re: Control.   Control. EmptyMar 2 Oct - 8:56

Je crois que je vais aller le voir aussi, faut que je trouve une salle en VO près de chez moi.

Au fait tu as vu 24 hours party people ? Ca parle aussi de Joy Division, de Durutti column, de A certain ratio, de Martin Hannett et du milieu post-punk de Manchester. Excellent film.
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MessageSujet: Re: Control.   Control. EmptyMar 2 Oct - 20:18

zongo a écrit:
Je crois que je vais aller le voir aussi, faut que je trouve une salle en VO près de chez moi.

Au fait tu as vu 24 hours party people ? Ca parle aussi de Joy Division, de Durutti column, de A certain ratio, de Martin Hannett et du milieu post-punk de Manchester. Excellent film.

Non mais c'est drôle que t'en parles parce que j'avais lu un article sur les biopics musicaux (il y en a un qui a l'air génial de Todd Haynes sur Dylan qui va bientôt sortir) et ils disaient que 24 Hours party people était mauvais. Mais je fais confiance à toi qu'à un journaliste pédant de Technikart donc je vais essayer de le voir. Wink
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