Forum Construire Ensemble avec Nicolas Sarkozy

Forum politique au service de la République, de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Chat éco sur 20minutes.fr

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
karg se
2è avertissement
2è avertissement


Masculin
Nombre de messages : 3119
Age : 35
Localisation : Cestas
Personnage politique préféré : AWESOM Ô 4000
Parti politique affilié : MDUE: Mouvement Gauchiste Ultralibéral Evolutioniste
Date d'inscription : 19/05/2007

MessageSujet: Chat éco sur 20minutes.fr   Mer 26 Sep - 18:47

CHAT B.A.-BA ECONOMIE

Après notre chat sur le droit de l’Internet et dans notre nouvelle et
très pratique série de chats «pour ceux qui n’y comprennent rien» (les
chat b.a.-ba), posez toutes vos questions, même les plus basiques, sur
le fonctionnement de l'économie. Les blogueurs spécialistes de ce
domaine Olivier Bouba-Olga et Alexandre Delaigue ont répondu en direct...

1.) J'aimerais savoir quel est le but de la discipline économique pour
les économistes? Est-ce qu'il s'agit de savoir si leurs actions vont
augmenter ou baisser? Pourquoi la France n'a pas une croissance de 11%,
comme la Chine? D'ailleurs, pourquoi la croissance de la plupart des
pays est supérieure à 0%, au juste? Les produits fabriqués dans les
pays du tiers-monde ne coûtent presque rien. Les Français ne peuvent
pas être compétitifs. Est-ce qu'on ne devrait pas interdire d'importer
ces produits pour que la France devienne plus riche?

beaucoup de questions... quelques réponses!

* la croissance des pays en développement est potentiellement beaucoup
plus forte que celle des pays développés, pour plusieurs raisons, mais
notamment parce qu'ils bénéficient d'effets de rattrapage: ils peuvent
investir dans les machines les plus récentes, imiter les modes
d'organisation les plus efficaces, etc. Les gains de productivité qu'il
réalisent sont donc plus importants que ceux des pays développés, pour
lesquels chaque petit saut est plus difficile. Dans les pays en
développement, de plus, il y a beaucoup à faire, donc de nombreux
investissements permettent de dégager une rentabilité très forte, ce
qui entraîne une croissance économique plus forte

* la croissance du PIB se nourrit de la croissance démographique (plus
de travailleurs donc potentiellement plus de richesses créées), de
l'investissement (plus de capital, en gros plus de machine, donc plus
de richesses) et du progrès technique. A long terme, la composante
essentielle qui permet d'avoir une croissance positive du produit par
tête est le progrès technique, qui dépend de la capacité d'innovation des pays

* les pays du tiers-monde ne peuvent pas tout fabriquer, car se posent
des problèmes de compétences (pour fabriquer des avions, des
microprocesseurs, des médicaments, etc.). Il faut donc raisonner à une
échelle sectorielle. L'enjeu n'est pas d'interdire les importations,
mais de bien diviser le travail à l'échelle mondial pour que chaque
pays profite de la mondialisation (je ne développe pas, il y a beaucoup
de choses à dire).

Olivier Bouba-Olga

2.) Puisque les banques centrales interviennent toujours pour
sauver les marchés financiers du crash, faut-il en déduire qu'il
n'existe aucun risque à investir sur les marchés financiers?


Vrai problème : si la Banque Centrale intervient, cela risque d'inciter
les agents à prendre des risques inconsidérés ; si elle n'intervient
pas, compte tenu des interdépendances sur les marchés financiers, de
nombreux acteurs risquent d'être pénalisés sans être à l'origine du
problème. L'expérience des subprimes montre que les interventions de la
BCE et de la FED ont permis de réduire les problèmes, a contrario
l'absence totale d'intervention de la Banque d'Angleterre a sans doute

contribué à la panique bancaire observée dans ce pays (affaire Northen Rock).

Olivier Bouba-Olga

3.) Comment la croissance influence ma vie de tous les jours?

La croissance économique correspond en gros à un doublement du revenu
des habitants d’un pays tous les 25 ans. Au jour le jour, ce n’est pas
très visible. Mais observez comment, aujourd’hui, vivent les gens qui
gagnent deux fois plus que vous. Que consomment-ils? Quelle est la
taille de leur logement? Où, et avec quelle fréquence, partent-ils en
vacances? Quel genre de métier font-ils? etc. La croissance économique
signifie que dans 25 ans, vous vivrez pour l’essentiel comme les gens
qui gagnent aujourd’hui deux fois plus que vous. Vous bénéficierez, en
plus, de la possibilité de disposer de tout ce qui n’existe pas
aujourd’hui et qui existera dans 5 ans. Aujourd’hui, beaucoup plus de
gens ont un téléphone cellulaire ou un ordinateur qu’il y a 25 ans ; en
plus, ces objets sont beaucoup plus performants.

Alexandre Delaigue

5.) Pouvez-vous m'expliquer SIMPLEMENT le fonctionnement de la
bourse? J'ai beau chercher, je n'y comprends toujours rien de rien.
Merci


La bourse est le marché de l'occasion des actions, une action étant une
fraction du capital social de l'entreprise. En vendant des actions, une
entreprise peut accumuler des masses importantes de capitaux, et donc
se lancer dans des projets d'investissement importants. Ceux qui
achètent les actions en attendent en retour une rémunération, soit sous
forme de dividende, soit suite à la revente des actions à un cours plus
élevé. Le risque pris n'est pas très important : au pire, on perd le
montant investit dans l'action.Le fonctionnement, ensuite, est assez
simple : si, pour une action donnée, les offreurs sont plus nombreux
que les demandeurs, le cours de l'action baisse; il monte dans la
configuration inverse.

Olivier Bouba-Olga

6.) Je suis très curieuse de savoir ce que représente le terme "économie" aux yeux de Madame Lagarde?

Il faudrait lui demander...

Olivier Bouba-Olga

7.) Que vaut l'argent, c'est que du papier garanti par du métal (de l'or), non?

L’argent n’est plus garanti sur l’or depuis bien longtemps. En soi,
cela n’a aucune valeur ; cela sert simplement à faciliter les
transactions. L’argent ne vaut que dans la mesure où il existe d’autres
personnes disposées à l’accepter en échange de biens et services
utiles. Il ne vaut que parce que vous acceptez d’être payé en argent
plutôt qu’en pommes de terre ; et vous ne l’acceptez que parce que vous
savez que tous les commerçants chez lesquels vous faites des achats
l’accepteront.

Alexandre Delaigue

8.) Bonjour, Lors de la crise des subprimes nous avons vu la
BCE ainsi que les autres banques centrales mondiales injecter des
liquidités afin de maintenir le marché à flot. Cela étant fait je
voulais savoir qui va finalement régler cette lourde facture ? Et si
d'autres crises surviennent dans le futur de cette manière est ce que
les BC auront les reins assez solides pour les juguler? Merci?


Les liquidités « injectées » ne coûtent rien à la banque centrale,
puisqu’elle peut créer de la monnaie à volonté. Elle a, en l’affaire,
simplement prêté à court terme de l’argent aux banques qui en avaient
besoin; mais ce prêt n’est pas gratuit et les banques ont dû payer pour
en bénéficier.

La facture immobilière, quant à elle, sera simplement réglée par ceux
qui ont prêté de l’argent inconsidérément ; mais aussi par ceux qui ont
emprunté trop, et qui vont se trouver en difficulté pour rembourser
leur prêt. La difficulté pour les banques centrales consiste maintenant
à éviter que ceux qui ont trop prêté aient des difficultés trop graves
(personne n’a envie d’assister à de massives faillites bancaires) tout
en faisant en sorte que les prêteurs qui ont prêté inconsidérément en
subissent des conséquences : il faudrait éviter qu’ils ne soient trop
incités à recommencer.

Alexandre Delaigue


Dernière édition par le Mer 26 Sep - 18:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=10122
karg se
2è avertissement
2è avertissement


Masculin
Nombre de messages : 3119
Age : 35
Localisation : Cestas
Personnage politique préféré : AWESOM Ô 4000
Parti politique affilié : MDUE: Mouvement Gauchiste Ultralibéral Evolutioniste
Date d'inscription : 19/05/2007

MessageSujet: Re: Chat éco sur 20minutes.fr   Mer 26 Sep - 18:48

9.) Bonjour, on l'a vu il y à quelque temps, la crise
immobilière Américaine a eu des répercussions négatives sur les autres
places boursières. Pourquoi l'économie mondiale est-elle si dépendante
de celle des USA ? Après tout, les problèmes de prêts à risques
Américains, on s'en fout un peu comme de l'an quarante !!!!


Trois choses. Premièrement, l’économie américaine est importante, elle
représente pratiquement 20% du PIB mondial ; ce qui s’y produit ne peut
donc pas être isolé du reste. Les difficultés américaines ont un impact
sur les taux de change, sur la rentabilité des entreprises
exportatrices vers les USA, etc.

Ensuite, les institutions financières qui ont prêté, ou acheté des
crédits «subprime» ne sont pas uniquement américaines ; les banques
européennes et asiatiques sont aussi concernées.

Par ailleurs, n’oubliez pas que l’immobilier en France, et dans de
nombreux pays d’Europe, a augmenté au cours des dernières années autant
ou plus qu’aux USA. Il est donc possible de se demander si des
phénomènes similaires à ceux qui se produisent aux USA peuvent se
produire en Europe.

Alexandre Delaigue

10.) Bonjour, quels sont les ouvrage que vous recommandez aux novices?

Entre autres :

* Denis Clerc, Déchiffrer l'économie, éditions la découverte
* les ouvrages de Jacques Généreux aux éditions du Seuil (introduction à l'économie, microéconomie, macroéconomie)
* plus ludique : l'ouvrage qui vient de sortir en poche de Steven
Levitt et Stephen Dubner intitulé Freakonomics, autrement dit de
"l'économie saugrenue".

Pour d'autres indications, consultez les notes de lecture sur le blog des Econoclastes!

Olivier Bouba-Olga

11.) Faisant référence à l'énorme stock de dollars de la Chine,
quelle «avantage» a un pays d'emmagasiner des devises étrangères?
Est-ce dans l'optique de provoquer une appréciation de la devise
détenue sur le marché (devise devenant plus «rare»)? Ce qui permettrait
de jouer sur le taux de change de la devise détenue vis à vis de la
devise nationale du pays en question ? Merci.


Lorsqu’un pays, comme la Chine mais aussi actuellement les pays
pétroliers, accumule des excédents commerciaux vis-à-vis d’un autre
(les USA) il connaît des entrées de devises qui ont tendance à faire
monter sa propre monnaie (les entreprises chinoises qui accumulent des
dollars doivent ensuite les vendre contre des Yuan pour payer leurs
salariés et leurs fournisseurs, faisant baisser le dollar et monter le
yuan). Pour éviter cette hausse, la banque centrale chinoise utilise
ces dollars accumulés pour acheter des titres, essentiellement des
titres de la dette publique américaine. Dans le cas chinois, c’est une
politique visant, pour des raisons de politique interne, à maintenir à
tout prix la compétitivité des exportations nationales, afin de
soutenir la croissance.

Cette accumulation de devises a un autre intérêt: éviter à l’avenir des
crises monétaires du type de la crise asiatique des années 90. Avec un
fort stock de dollars, les banques centrales asiatiques peuvent se
protéger de l’effet de ventes massives de leur devise.

Alexandre Delaigue

12.) Question un peu bête peut-être parce que je suis un peu
dans le gaz, mais: Même dans le cas ou la bulle immobilière se
fendrait, est-ce que les taux d'intérêts ne seraient pas trop relevés
pour maintenir la croissance par la consommation et l'investissement?
Apparemment, notre économie n'est plus aussi dépendante de celle
Américaine au vu de la croissance Indienne et Chinoise qui atteint les
11%. Ma question, avec le prix des matières premières qui va continuer
à flamber peut-être 10 ans, tout cela peut-il mener réellement à un
éclatement de la bulle spéculative immobilière ou ne risque t'on pas à
court terme d'assister à une véritable crise financière et sociale?


Je veux dire que s'il y a inflation malgré la faiblesse des taux
d'intérêt de la BCE accordé aux banques (jamais aussi bas, quelle
mascarade pour porter une économie peut-être?!), que les jeunes ménages
ont logiquement moins d'argent que leurs parents au même âge et, que
d'ailleurs ces derniers ont en général une bonne épargne au point qu'on
essaie de les amener à faire des donations de leurs vivants; qu'on met
encore les gens en préretraite et qu'on embauche pas ou peu suite à
beaucoup de départs; alors une baisse de l'immobilier pourrait être
conséquente à une baisse du pouvoir d'achat des ménages et, tous ces
facteurs mis bout à bout, pourraient-ils conduire tout droit à une
faillite sociale? Est-ce vraiment le moment opportun, selon vous,
d'investir en tant que primo-accédant, et, est-il véritablement
intéressant d'acheter si tous les taux d'intérêt remontent? -Merci-


Si je comprends bien, vous voulez savoir 1- si l’on va connaître une
crise économique majeure et 2-s’il st opportun d’acheter actuellement
un logement. A la première question, il n’est pas possible de répondre,
car l’avenir, par définition, est inconnu. Néanmoins, il y a beaucoup
de raisons de penser que la période actuelle pousse à un pessimisme
excessif.

Quant à la seconde question, posez-vous une question simple : combien
êtes-vous prêt à payer pour votre logement, combien souhaitez-vous
emprunter ? Si vous trouvez ensuite quelque chose qui vous convient à
un prix inférieur ou égal à ce que vous voulez payer, achetez ; sinon,
attendez.

Alexandre Delaigue

13.) D'accord avec vous, mais à terme si notre balance
commerciale reste déficitaire et vu que nos importations est de
l'argent qui sort généralement de la zone euro, notre économie
française va vite s'essouffler en capitaux: cela en cercle vicieux
étant donné que nous ne pourrons rééquilibrer notre balance commerciale
puisqu'on continuera à être moins compétitifs hors zone euro et à la
fin, comment financera-t-on nos imports?

L'objectif économique essentiel d'un pays n'est pas d'avoir une balance
commerciale équilibrée ou excédentaire (on tombe dans les travers
mercantilistes), mais d'assurer à l'ensemble des habitants un niveau de
vie élevé et si possible croissant. Cela peut passer notamment par un
accroissement des importations, si des entreprises étrangères
parviennent à fabriquer des biens plus efficacement. Il convient
parallèlement que l'économie considérée (disons la France) s'insère
correctement dans l'économie mondiale, en se spécialisant dans les bons
secteurs (on sait qu'il y a des choses à améliorer en la matière: se
positionner sur des secteurs où la concurrence est plutôt hors coût par
exemple).

Olivier Bouba-Olga

14.) Pourquoi faut-il rembourser la dette publique? Alors que la plupart des pays ont une dette similaire voire pire!

L'enjeu pour un pays n'est pas d'annuler sa dette, car la durée de vie
d'un pays, contrairement à celle d'un individu, est a priori infinie.
Il s'agit plutôt de savoir si les emprunts contractés se traduisent
ensuite par des dépenses pertinentes. En gros, l'idée est la suivante:
si un pays s'endette pour procéder à des investissements qui
alimenteront la croissance future, tout va bien, cette croissance
permettra de rembourser l'emprunt initial. Si les dépenses s'accélèrent
sans que les recettes n'augmentent, et que les dépenses ne produisent
pas de croissance, il y aura problème. Reste à savoir si le
gouvernement français est en train d'effectuer les bonnes dépenses...

Olivier Bouba-Olga



15.) Comment imaginez-vous une croissance infinie dans un monde
fini... et qui plus est, en mauvais état (réchauffement, énergie, etc.)?

Il y a deux positionnements possibles :

* le premier consiste à dire que croissance et préservation de
l'environnement ne sont pas réconciliable, il faut choisir, et les
problèmes environnementaux actuels invitent à plaider pour une
décroissance. Discours assez diffusé en France, très minoritaire chez
les chercheurs.
* le deuxième consiste à plaider pour une croissance de qualité, qui
permette d'économiser sur les ressources les plus menacées. Ceci passe
notamment par le changement technique, qui permet de mettre au point
des produits ou procédés moins polluants, ou encore par les changements
de comportement de consommation.

Olivier Bouba-Olga

J’ajouterai un élément à ce qu’indique OBO : la croissance,
fondamentalement, n’a jamais rien créé. La masse de la terre n’a pas
changé au cours des deux derniers siècles. La croissance, en fait, ne
résulte pas de l’utilisation de choses mais de la transformation de
choses à l’aide d’idées. Le pétrole était un désagrément qui polluait
les nappes phréatiques avant qu’on ne découvre le moyen de s’en servir
; le silicium n’était que du sable avant qu’on en fasse des
processeurs. Imaginer une croissance infinie repose sur le fait
d’imaginer sans cesse de nouveaux moyens de réarranger les choses
existances. Peu-être que cela deviendra un jour impossible : mais ce
sera par manques d’idées, pas par manque de ressources.

Alexandre Delaigue

16.) Que pensez vous de la place que les mathématiques occupent
en économie. Sont-elles vraiment indispensables à la compréhension des
phénomènes économiques ou il s'agit juste d'une modélisation à outrance?


Les mathématiques sont indispensables en économie parce que les
alternatives aux mathématiques sont largement pires. L’usage des
mathématiques permet de se faire comprendre des autres économistes ; de
structurer logiquement son raisonnement ; de voir apparaître des
problèmes auxquels on n’aurait pas pensé sans cela. L’alternative à
l’usage des mathématiques, ce sont des métaphores implicites et souvent
fausses (l’économie est comme un grand organisme, un pays doit
fonctionner comme une entreprise…). Les mathématiques permettent tout –
y compris de mener des analyses critiques sur l’orthodoxie économique.
Bien souvent, ceux qui déplorent l’usage des mathématiques déplorent
surtout de ne pas pouvoir raconter n’importe quoi en satisfaisant leurs
préjugés. Cela dit, il existe deux problèmes. Premièrement, les
enseignants en économie paresseux qui infligent à leurs étudiants de
simples exercices de mathématiques (c’est plus facile à corriger) au
lieu de les former au raisonnement : les maths deviennent alors un pur
exercice formel de sélection, qui fabrique des idiots. Deuxièmement,
les chercheurs qui confondent sophistication mathématique de leur
recherche avec son intérêt, et qui se contentent de produire des
recherches sans intérêt dont l’avantage est uniquement de leur
permettre de paraître savant. C’est un problème que d’autres sciences
connaissent d’ailleurs. En économie, cependant, c’est probablement
moins marqué que cela n’a été.

Alexandre Delaigue

17.) Qu'est-ce qu'un placement financier sûr? Est-ce que ça
existe? à horizon de 40 ans? Comment, en pratique, épargner pour sa
retraite?


La sécurité n’est pas la seule chose que l’on désire dans un placement
financier. On veut aussi le rendement, et la disponibilité des fonds
(qu’on appelle la liquidité). Or en matière de placements, on ne peut
pas avoir tout à la fois ; il faut choisir sa combinaison de sécurité,
de rendement, et de liquidité, en fonction de ce dont on a besoin.
N’oubliez pas par ailleurs que la fiscalité et son évolution, en
pratique, a la plus grande importance pour vos placements.

Pour votre retraite, tout dépend de ce que vous voulez, et dont vous
disposez déjà. Un conseil simple est de ne pas mettre tous ses œufs
dans le même panier : évitez d’acheter des actions de votre employeur
(s’il a des difficultés, votre salaire ET vos placements souffrent) et
évitez de considérer que seul votre logement est un bon placement sûr.

Alexandre Delaigue

18.) Euh, question bête sans doute : qu'est-ce que sont les "travers mercantiliste"?

Croire qu’un pays s’enrichit en exportant, et s’appauvrit en important,
et que la croissance d’un pays dépend donc de sa «compétitivité».

Alexandre Delaigue


19.) Qu'est ce qu'une crise de liquidité? Comment une telle crise affecte-t-elle l'économie réelle?

Une crise de liquidité est une situation dans laquelle il n’y a pas
assez de monnaie disponible dans l’économie. Dans ces conditions, les
gens tendent à accumuler de la monnaie et à restreindre consommation et
investissements ; de leur côté, les banques courent des risques de
faillite. Cela affecte l’économie réelle en provoquant sa paralysie, et
de ce fait, causant une récession.

Alexandre Delaigue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=10122
 
Chat éco sur 20minutes.fr
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bébé chat à donner ...
» Ce n'est pas mon chat
» Chat avec Edwige Antier
» Allumer le chat - de Barbara Constantine
» Chat fuyant.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Construire Ensemble avec Nicolas Sarkozy :: Débats nationaux et internationaux :: Economie-
Sauter vers: