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 Croissance...croissance

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karg se
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MessageSujet: Croissance...croissance   Jeu 23 Aoû - 22:34

Citation :
Croissance : les économistes ne partagent pas l'optimisme du gouvernement
LE MONDE | 22.08.07 | 10h52 • Mis à jour le 22.08.07 | 13h46


C'est peu dire que le gouvernement et les économistes français ne sont pas en phase ! Alors que le premier ministre, François Fillon, affirme au Monde sa conviction que l'objectif d'une croissance de 2,25 % en 2007 "reste atteignable", les instituts de conjoncture s'engagent, les uns après les autres, dans une révision à la baisse de leurs prévisions.


A quelques exceptions près, dont celle de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), la majorité d'entre eux pense que la croissance française ne pourra pas dépasser les 2 % cette année, et tous revoient leurs prévisions pour 2008.

"Pour les économistes, l'état de grâce du président Sarkozy n'aura pas duré cent jours", écrit, lundi 20 août, Alexander Law, chef économiste de Xerfi, résumant l'état d'esprit général. Sa prévision de croissance pour 2007 tourne désormais "au mieux autour de 1,75 %, soit 0,5 point de moins que l'hypothèse sur laquelle a été bâtie le budget de l'Etat".

Les économistes de banques ne sont guère plus optimistes. Dans la foulée des chiffres décevants de l'Insee sur la progression du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre (+0,3 %), qui ont surpris tout le monde, le Crédit agricole a réajusté ses prévisions de manière draconienne : +1,8 % au lieu de +2,3 % en 2007, +2 % au lieu de +2,5 % en 2008.

BNP Paribas, qui se livre au même exercice, prévoit une croissance inférieure à 2 % cette année et légèrement supérieure en 2008. Natixis a baissé de 0,2 point à 2 % sa prévision pour 2007, et, crise des "subprime" [crédits hypothécaires à risque] oblige, s'attend à une croissance encore plus molle l'an prochain (1,8 %).

Asterès a procédé à des réajustements continus cette année et table désormais sur 1,8 % en 2007 et 2 % en 2008. L'OFCE, enfin, qui pariait sur une croissance au-dessus du potentiel (2,2 %), révisera légèrement à la baisse ses prévisions fin août-début septembre.

Le décalage entre les discours des politiques et les analyses des économistes est banal, mais il a pris un relief particulier depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, qui a fait du volontarisme l'une des marques de fabrique de sa campagne, de son gouvernement et de sa politique.

"Quand on veut, on peut" : telle semble être la devise du président de la République et de ses ministres. En cette rentrée morose, qui coïncide avec les cent premiers jours de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ils restent persuadés, malgré le scepticisme de nombreux économistes de droite et de gauche, que le "paquet fiscal" voté cet été – détaxation des heures supplémentaires, bouclier fiscal à 50 %, etc. – aura des effets bénéfiques sur la croissance dès le second semestre de cette année.

S'ATTAQUER AUX FAIBLESSES STRUCTURELLES

Malgré la censure du Conseil constitutionnel sur l'aide à l'accession à la propriété, qui contraint le gouvernement à mettre au point un dispositif complémentaire, le chef de l'Etat et le premier ministre continuent donc d'afficher et leur confiance et leur volontarisme pour des raisons politiques évidentes – il ne faut pas accréditer l'idée de la fin de l'état de grâce – mais aussi pour éviter qu'un climat délétère ne vienne s'ajouter à la croissance molle, à la panne de l'investissement des entreprises et des créations d'emplois, aux turbulences boursières mondiales.

Tel était le sens des entretiens de Christine Lagarde au Parisien et à France 2 sur l'absence de krach, ou des propos tenus dans nos colonnes par M. Fillon sur sa confiance dans l'économie française.

Mais au-delà de ces considérations tactiques voire psychologiques, le gouvernement entend aussi s'attaquer aux faiblesses structurelles de l'économie française : une croissance que Philippe Waechter (Natixis Asset Management) juge très dépendante de la consommation des ménages et pas assez tirée, comme en Allemagne, par la compétitivité des entreprises, la dégradation continue de notre commerce extérieur ou, encore, la panne inattendue de l'investissement des entreprises au deuxième trimestre, dans lequel Mathieu Kaiser (BNP Paribas) voit un des effets retard de la dégradation du taux de marge des entreprises depuis 2002.

Selon M. Fillon, le conseil des ministres de rentrée, vendredi 24 août, sera précisément l'occasion de revenir sur "les réformes structurelles nécessaires pour améliorer la compétitivité", parmi lesquelles figure l'élargissement du crédit d'impôt recherche.

Claire Guélaud
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