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 La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)

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karg se
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MessageSujet: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Ven 10 Aoû - 21:50

Repères techniques sur la crise du "subprime"
[ 10/08/07 - 15H48 ]

Voici l'explication des termes techniques fréquemment utilisés pour parler de la crise des crédits immobiliers à risque dits "subprime", à l'origine de la débâcle sur les marchés financiers mondiaux.

Crédits immobiliers "subprime"

Le terme désigne des prêts immobiliers dits "à risque" car consentis à des ménages à la solvabilité fragile et à des taux d'intérêt très élevés.

Depuis plusieurs mois, les taux d'emprunt ont augmenté et cela s'est accompagné d'un baisse des prix de l'immobilier, notamment en raison d'une contraction de la demande, diminuant d'autant "l'effet richesse" des ménages.

Cette conjonction d'événements a rendu nombre de ménages incapables de rembourser leurs emprunts, mettant en danger les établissements de crédit.

Crédits immobiliers hypothécaires, dits "mortgage"

C'est le type de crédit immobilier utilisé dans les pays anglo-saxons. Il se distingue de l'emprunt tel qu'on le pratique en France car il suppose que le bien acheté à crédit est hypothéqué.

Propriété du créancier, il constitue alors une garantie qui permet au ménage de souscrire d'autres crédits, à la consommation généralement, ce qui permet de stimuler l'économie.

En France, un système de prêt hypothécaire, dit "hypothèque rechargeable", a été introduit cette année mais de façon discrète.

Avec le système du "mortgage", le pouvoir d'achat des ménages est très largement dépendant de la valeur de leur bien immobilier. En cas de ralentissement et plus encore de retournement du secteur, comme c'est le cas aux Etats-Unis depuis plusieurs mois, l'"effet richesse" se contracte et peut se propager au reste de l'économie via un ralentissement de la consommation.

Fonds d'investissement

Ces sociétés ont pour objet d'investir sur différents marchés, avec divers degrés de risques financiers. Parmi eux, les "hedge funds" (fonds spéculatifs) sont spécialisés dans les investissements risqués, et certains ont choisi d'investir dans le juteux marché des "subprime".

Les établissements qui ont consenti des prêts "subprimes" ont en effet transformé les crédits en "titres financiers" (titrisation), de façon à pouvoir les vendre sur les marchés.

En raison du retournement du marché immobilier américain, les titres dérivés des subprimes ne trouvent plus preneurs. Ceux qui acheté ces titres, les "hedge funds" notamment, font donc aussi les frais de la crise. La faillite ou le gel de plusieurs d'entre eux a affolé les marchés.

Liquidité

C'est le concept central de la finance. La liquidité d'un actif mesure son caractère aisément négociable, à l'achat ou à la vente, sans frais trop importants et en toutes circonstances.

Valeur liquidative

C'est l'estimation de la valeur d'un fonds, obtenu en divisant son actif net par le nombre de part qui le compose. Cette valeur est établie quotidiennement, voire dans certains cas sur base hebdomadaire. Jeudi, BNP Paribas a annoncé la suspension du calcul de la valeur liquidative de trois de ces fonds en raison de la crise du subprime.

Crise de liquidité

Une crise de liquidité survient si des agents économiques, ayant besoin de ressources liquides, doivent vendre prématurément des actifs peu liquides dont le prix chute alors. On peut envisager :

- des ménages ayant un excès d'endettement ou des banques ayant saisi des garanties hypothécaires devant vendre des actifs immobiliers ;

- des fonds d'investissement, des investisseurs institutionnels, faisant face à des retraits des épargnants parce que leurs performances sont très mauvaises ;

- des entreprises surendettées, devant vendre des actifs, des participations.

Les actifs sont soit structurellement illiquides (immobilier, CLOs, fonds de hedge funds, CDOs, private equity, grosses participations dans des entreprises), soit peuvent le devenir en cas de crise s'il n'y a plus de vendeurs.

Intervention des banques centrales

La Réserve fédérale américaine (Fed) ou la Banque centrale européenne (BCE) agissent essentiellement via leur taux d'intérêt directeur, qu'elles peuvent abaisser pour stimuler l'économie ou au contraire relever pour juguler l'inflation. Les taux d'intérêt consentis aux banques puis aux particuliers suivent le mouvement.

Les banques centrales peuvent aussi retirer ou injecter de l'argent sur les marchés pour rééquilibrer la quantité d'argent frais disponible et tenter d'éviter des krachs financiers.

La BCE vient d'injecter successivement les sommes record de près de 95 milliards d'euros jeudi puis à nouveau 61 milliards ce vendredi. La Fed s'est contentée de mettre sur le marché monétaire 24 milliards de dollars jeudi et 19 milliards ce vendredi. Mais elle vient de déclarer qu'elle fournirait les liquidités nécessaires aux marchés pour faciliter leur fonctionnement.

(Avec AFP)

Tous ce petit système est en train de s'écrouler...
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MessageSujet: L'avis d'un économiste sur la crise des subprimes   Sam 11 Aoû - 1:22

Citation :
Crise financière: pas de panique!
Par Charles Wyplosz (Professeur, économie internationale) 20H18 10/08/2007

Jeudi et Vendredi, les grandes banques centrales (Europe, Etats-Unis, Japon) ont injecté des milliards d’euro de liquidité dans le marché monétaire. Qu’est-ce que cela veut-dire? Sommes-nous au bord d’une crise financière de première grandeur, qui risque de plonger le monde dans la tourmente? Très probablement pas.

Depuis quelques mois, la grande correction du marché de l’immobilier américain est en cours. Dans l’euphorie d’une croissance qui aura duré 10 ans, les établissements financiers américains ont consenti des prêts immobiliers à des clients qui, d’habitude, sont considérés comme des "mauvais risques". Le prix des maisons s’est envolé au-delà du raisonnable alors que des milliers de ménage, ravis de pouvoir emprunter, s’engouffraient dans des achats qui, espéraient-ils, allaient les rendre riches.

Oui, mais voilà: quand les prix montent trop haut, ils doivent redescendre un jour. Et quand ils redescendent, ou même cessent de grimper, les ménages trop endettés et déçus de voir la bonne affaire s’évaporer, cessent de rembourser. Les établissements prêteurs saisissent les biens immobiliers pour les vendre aux enchères, ce qui pousse les prix à la baisse et enclenche une nouvelle vague de défauts de paiements. Et la roue tourne.
A chaque tour, les établissements prêteurs ne récupèrent qu’une partie de ce qu’ils ont prêté.

La normalisation tant attendue du marché de l’immobilier se devait de faire quelques dégâts. Quelques établissements spécialisés dans les prêts hypothécaires ont fait faillite, d’autres suivront. C’est normal et ce n’est pas vraiment grave. Même si les sommes en jeu sont considérables, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des marchés d’aujourd’hui. Le problème est ailleurs.

Du marché de l' immobilier au marché monétaire

Les établissements prêteurs savaient bien qu’ils prenaient des risques. Ils ont donc cédé leurs portefeuilles de prêts risqués à d’autres établissements financiers, qui les ont repassés à des collègues, qui ont fait de même encore et encore. Quand John Smith ne rembourse plus son prêt hypothécaire, c’est une banque française, japonaise ou australienne qui engrange une perte. Du coup, on ne sait plus qui aujourd’hui détient les créances sur les emprunteurs américains déçus. Des centaines d’établissements ont absorbé ces dettes, qui paraissaient bien juteuses mais sont aujourd’hui impayées.

Du coup, la scène se déplace sur le marché monétaire. C’est un gros marché qui rassemble les très gros professionnels de la finance, grandes banques et sociétés d’assurance. Ces pros se prêtent chaque jour les uns les autres de très grosses sommes. Ils le font d’ordinaire sans se poser de questions: ils se connaissent bien et se font une confiance absolue. Tout a changé ces jours-ci. Certains d’entre eux ont sans doute acquis un peu trop de ces dettes aujourd’hui en souffrance, mais personne ne sait qui est dans cette situation. Alors la confiance disparaît et, par prudence, plus personne de prête à personne.

Depuis le début de la semaine, le marché monétaire s’est gelé, par méfiance réciproque. Or c’est sur ce marché que comptent les grands établissements pour financer chaque jour leurs opérations. On risque donc de se retrouver dans une situation où il n’y aura plus de crédit bancaire, ni pour les entreprises, ni pour les particuliers, ni même pour les gouvernements. Et sans crédit, la mécanique économique se bloque, et ça peut être très grave.

Tout dépend des nerfs des banquiers centraux

Ce n’est pas parce que les financiers s'affolent un peu vite que nous devons, nous aussi, paniquer. Les pertes dues à la crise de l’immobilier aux Etats-Unis et ailleurs (là aussi, la contagion peut s’étendre) peuvent parfaitement être absorbées, d’autant qu’on vu venir la crise. Les établissements qui détiennent ces prêts hypothécaires risqués –les fameux "subprimes"– le savent et, pour la plupart d’entre eux, ont mis de l’argent de côté, en se gardant bien de le claironner. Le problème, c’est la méfiance qui s’est installée. Alors, très sagement, les grandes banques centrales interviennent. Elles prêtent aux établissements financiers l’argent qu’ils ne trouvent plus sur le marché monétaire, pour leur permettre de continuer à faire leur travail de distributeurs de prêts.

Combien de temps cette situation peut-elle durer ? Il va falloir des mois pour que le marché immobilier se stabilise et que les pertes des établissements exposés sortent du bois. On peut s’attendre à des faillites, dont certaines retentissantes, qui vont périodiquement secouer les marchés. Tant que ces accès de fièvre restent circonscrits aux marchés financiers, la croissance que nous connaissons devrait se poursuivre. Mais il y a des risques. D’abord, les banques centrales auront-elles les nerfs assez solides pour continuer à injecter de la liquidité comme elles viennent de le faire? En principe, elles ne devraient pas fléchir, mais certains analystes vont bientôt crier au loup et dénoncer ces interventions comme inflationnistes.

Ils se tromperont, ce qui ne signifie pas qu’ils ne seront pas entendus. Et puis, surtout, il y a les ménages et les entreprises. Si ces nouvelles un peu ésotériques les troublent, ils pourraient bien se mettre à épargner plus, ce qui casserait la croissance et ferait repartir le chômage à la hausse. Ce serait vraiment triste.

Charles Wyplosz est professeur à l'Institut universitaire de Hautes études internationales. (Genève).

Ne pas paniquer, c'est normal, juste une mise au point.
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Marco Po
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MessageSujet: La crise finsancier de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 11 Aoû - 6:15

http://www.lesechos.fr/investisseurs/analyse_seance/index.php


Citation :
Les marchés d'actions européens sont toujours dans la tourmente. Après avoir brutalement fait marche arrière jeudi, ils ont poursuivi leur dégringolade.


AFP/Mario Tama
Le spectre de la crise du "subprime" (crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis) a refait surface jeudi. La première banque française, BNP Paribas, a en effet créé la stupéfaction et jeté la suspicion en fermant temporairement trois de ses fonds. Du coup les investisseurs s'interrogent sur la réalité des éventuelles pertes des établissements bancaires européens. Ils craignent, via un assèchement du crédit et une pénurie de liquidités, une extension de la crise aux institutions financières qui fragiliserait à terme la croissance économique américaine et européenne.

Et les interventions répétées des banques centrales pour faire face à une pénurie de liquidités, loin de calmer le jeu, alimentent la nervosité.

Les professionnels de marché craignent désormais une crise de confiance qui entraînerait des corrections en cascade. Dans ce contexte, les investisseurs recherchent des placements moins risqués que les actions et poursuivent leurs dégagements massifs.

Sous les 5.500 points, le CAC revient au plus bas depuis mars
Après avoir chuté jeudi de 2,17%, le CAC 40 a été précipité sous les 5.500 points. Il a perdu encore 3,13% à 5.448,63 points. En séance, il a chuté jusqu'à 3,38%. Les volumes ont encore été étoffés pour cette période de l'année traditionnellement très calme en termes d'activité : près de 14 milliards ont été traités sur le SRD, dont quelque 11 milliards sur le CAC 40.

Le CAC 40 est revenu ce vendredi sur ses niveaux de la mi-mars. Le rebond de près de 4% enregistré mardi et mercredi a donc été balayé. Le plus bas annuel en clôture du CAC 40 date du 14 mars à 5.296,22 points. Les marchés d'actions avaient été ébranlés fin février par la chute de la Bourse de Shanghai, menacée par l'éclatement d'une bulle spéculative. Depuis ses plus hauts annuel de juin, le CAC 40 a reperdu plus de 11%. Le principal indice parisien a encore perdu 2,67% sur la semaine et affiche désormais une baisse annuelle de 1,68%.

A Francfort, le Dax a limité son repli ce vendredi à 1,48% mais, à Londres, le Footsie a chuté de 3,71%. La Bourse allemande fait exception. Toutes les Bourses européennes ont perdu entre 2% et 3%.

A Wall Street, la baisse se poursuit après la dégringolade de la veille. A la clôture des marchés européens, le Dow Jones perd encore 1,17%, le S&P500 1,01% et le Nasdaq 1,08%.

En Asie, ce matin, les principales places ont également été ébranlées. Tokyo a chuté de 2,37%. Hong Kong a perdu 2,88% à l'issue d'une séance écourtée pour la circonstance.

Nouvelles craintes d'extension de la crise du "subprime"
Alors que la Fed avait réussi à rassurer mardi soir, estimant que la crise du "subprime" ne devrait pas pénaliser la croissance "modérée" de l'économie américaine, les investisseurs ont été pris de court hier par l'annonce de BNP Paribas.

La première banque française a suspendu temporairement le calcul de la valeur liquidative des 3 fonds du fait de la crise du marché hypothécaire américain. Les marchés ont d'autant plus mal réagi que le directeur général de la banque, Baudouin Prot, avait affirmé lors de la présentation des résultats trimestriels de la banque, le 1er août, que la liquidité de ces trois fonds était "totalement assurée".

Le 2 août, la banque privée française Oddo avait la première pris la décision exceptionnelle de fermer trois fonds de placement en évoquant le risque que les clients ne demandent à récupérer leur argent sur le champ, ce qui obligerait les fonds concernés à vendre trop vite leurs titres, à prix bradés. Et plusieurs banques allemandes, avec notamment les difficultés retentissantes d'IKB, en déjà fait les frais de la crise.

Du coup, les investisseurs se montrent très prudents vis-à-vis des mises au point faites récemment par les autres banques et s'inquiètent de la réalité des éventuelles pertes. Les investisseurs craignent de nouveau une éventuelle propagation de la crise du "subprime" aux banques et institutions financières européennes, avec le risque d'un assèchement des liquidités sur les marchés financiers et ses conséquences sur l'ensemble de l'économie.

Repères techniques sur la crise du "subprime"

Aux Etats-Unis, les déclarations se multiplient également. Alors que les investisseurs s'inquiétaient déjà hier des difficultés de deux hedge funds de Goldmans Sachs, la plus grande banque d'investissement américaine, Countrywide Financial, le premier organisme financier américain sur le marché hypothécaire américain, a indiqué hier soir que la crise actuelle pourraient avoir un impact négatif sur ses résultats financiers et sa santé financière, surtout à court terme. Et selon le Wall Street Journal, la Sec, le gendarme de la Bourse américaine, a décidé d'ouvrir une enquête sur les cinq plus grandes banques américaines afin d'évaluer leurs pertes potentielles liées à la récente crise des subprimes.

Dans ce contexte l'intervention d'urgence des banques centrales, notamment de la BCE, pour remédier à la pénurie de liquidités sur le marché monétaire liée à la crise du crédit à risques, a cristallisé les inquiétudes. La BCE vient d'injecter à nouveau des liquidités, 61milliards d'euros, pour corriger les déséquilibres dans le circuit monétaire de la zone euro après son intervention record de la veille (près de 95 milliards d'euros). La Fed a également poursuivi ses interventions.

Dans ce contexte, les investisseurs espèrent des politiques monétaires plus accommodantes. La BCE pourrait, selon eux, décider de ne pas procéder à une nouvelle hausse des taux à l'automne, contrairement aux récentes anticipations. Ils parient également sur une baisse des taux de la part de la Fed le 18 septembre afin d'alléger le coût du crédit et d'empêcher un effritement de la croissance. Et ce même si la Réserve Fédérale a réaffirmé mardi soir sa prudence face aux risques persistants inflationnistes à l'issue de son comité de politique monétaire. D'ailleurs, l'indice des prix aux importations, publié à 14h30, est ressorti supérieur aux attentes pour le mois de juillet, en hausse de 1,5% sur un an, contre +1% attendu.

Consulter notre dossier complet dans la rubrique "Marchés"

Lire l'éditorial d'Henri Gibier, "La finance, entre l'excès et la perte de confiance"

Les financières poursuivent leur correction
Toutes les valeurs du CAC 40 ont terminé dans le rouge.

Les valeurs financières ont encore subi d'importants dégagements. L'indice DJ Stoxx Bank a est encore en forte baisse.

A Paris, BNP Paribas a encore chuté de 4,35% Natixis de 5,51% et Dexia de 3,72%, Crédit Agricole de 2,84% et Société Générale de 4,99%.

A Francfort, Commerzbank, Deutsche Bank et Hypo Real Estate pnt encore fortement reculé tout comme à Londres, Man Group, Barclays, HBOS ou encore Schroders.

A Paris, dans le secteur de l'assurance, Axa a plongé de 3,37% et Scor de 5,71%.

CNP a encore perdu 2,94%. Le groupe a annoncé jeudi soir un chiffre d'affaires en hausse de 6% au deuxième trimestre. Le groupe d'assurance vie a confirmé son objectif de croissance de parts de marché et précisé son exposition aux CDO (2,5 milliards d'euros) et au "subprime" américain (moins de 10 millions d'euros).

Total a chuté de 3,1% et appuyé la correction du CAC 40.

Le secteur technologique, toujours très volatile, a également subi d'importants dégagements. Groupe Steria a chuté de 5,45%, Business Objects de 5,29%, Oberthur de 5,15% et Capgemini de 6,55%.

En revanche, Soitec a encore gagné 1,16%. La valeur est restée portée par le fait qu'AMD, son principal client, aurait décidé de continuer à utiliser la technologie SOI pour ses processeurs.

Air France-KLM a encore perdu 5,43% après un plongeon de 6,26% la veille. Le marché a sanctionné les résultats trimestriels de la compagnie aérienne.

Aéroports de Paris a chuté de 3,79%. Le groupe a annoncé ce matin une hausse de 9% de son chiffre d'affaires semestriel, une croissance supérieure à celle du trafic passagers (+4,4%).

Arcelor Mittal, qui signe encore la plus forte hausse du CAC 40 depuis le début de l'année avec un gain de quelque 30%, a perdu 5,41%.

Rhodia, valeur souvent fragilisée lors des turbulences boursières, a chuté de 6,17%. C'est également le cas d' Alstom, plus forte baisse du CAC 40 avec une chute de 7,3%.

Bouygues a perdu 2,91%. Le groupe de BTP a dégagé un chiffre d'affaires en hausse de 10% au premier semestre, pénalisé par les performances décevantes de Colas et de TF1 au deuxième trimestre. Dresdner est passé à l'achat, jugeant la baisse du titre excessive.

Danone résiste à la débâcle
Danone a limité son repli à 0,16%. La valeur a été recherchée en séance pour son statut de valeur défensive. Elle a également bénéficié d'un regain intérêt spéculatif. Les rumeurs d'OPA de la part de PepsiCo ont refait surface à la veille du week-end.

Hermès a gagné 1,02%. La valeur est entouré depuis mercredi par des achats spéculatifs. Elle avait bondi de 12,5% mercredi.

Certaines valeurs foncières ont également été épargnées par les nouvelles turbulences boursières. Icade a fini en hausse de 0,4%, Silic de 0,78% et Foncières des Régions de 0,28%.



Carole Leclercq
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 11 Aoû - 18:04

je comprend pas trop comment le CAC se fait laminer alors que c'est un secteur très particulier qui est crise...
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 11 Aoû - 18:40

J'ai entendu hier que le secteur bancaire français commençait à paniquer. BNP Paribas a gelé 3 de ses actifs financiers parce qu'ils étaient en étroite relation avec le marché de l'immobilier américain. L'action Natixis a perdu 6,54 % de sa valeur etc...
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 11 Aoû - 19:28

Oui les banques, c'est normal, et puis le pire c'est qu'ils savent même pas ou sont les portes feuilles de crédits fumeux...Par contre les grosses boites elles peuvent tenir quelques temps.
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Lun 13 Aoû - 16:37

CRISE DU "SUBPRIME


Les conditions du crédit risquent de se durcir


NOUVELOBS.COM | 13.08.2007 | 15:20
5 réactions

"Les conditions des emprunts immobiliers risquent de se durcir" et "les prêts à taux zéro de disparaître", craint Thierry Breton.


La crise des "subprimes" pourrait aussi toucher le simple particulier, à travers un durcissement des conditions du crédit.
C'est l'avis de l'ancien français de l'Economie Thierry Breton qui, dans un entretien au Monde daté du mardi 14 août, critique à demi-mot la stratégie de la Banque centrale européenne.
"Les entreprises auront plus de difficultés à s'endetter pour investir", affirme ainsi Thierry Breton au sujet des conséquences du coup de tabac actuel provoqué par la crise du marché du crédit à risque aux Etats-Unis.

"Quelques dixièmes de point de croissance"

"Pour nos concitoyens, les conséquences concrètes sont multiples: les conditions des emprunts immobiliers risquent de se durcir, les prêts commerciaux promotionnels à taux zéro qui se pratiquaient lorsqu'on achetait une télévision ou un appareil électroménager risquent de disparaître", poursuit Thierry Breton.
Estimant que "la baisse des marchés boursiers est allée au-delà de la correction nécessaire", l'ancien ministre, qui enseigne désormais à l'université américaine Harvard, juge que "dans la zone euro, nous perdrons quelques dixièmes de point de croissance cette année".

Vers une hausse des taux ?

Thierry Breton note que la Banque centrale européenne a "réagi vite et fort" à la crise, "en injectant plus de 150 milliards d'euros dans le système bancaire européen". Mais en revanche, note Thierry Breton, "sa stratégie de moyen terme ne s'est pas infléchie".
"La plupart des investisseurs continuent d'anticiper une nouvelle hausse des taux (de la BCE) en septembre, ce qui commence à susciter de grandes interrogations" aux Etats-Unis, dit-il, précisant que selon les marchés, "la Fed pourrait baisser les taux lors de sa prochaine réunion, voire avant, et la BoJ (banque du Japon) finalement, ne pas les augmenter".
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Lun 13 Aoû - 16:38

Ce que je comprend difficilement, c'est l'intervention de la BCE qui a injecte des sommes colossales en euros sur les marches au moment de cette crise ?
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Lun 13 Aoû - 16:41

LA CRISE FINANCIERE

"Il faut juguler la peur et sanctionner le risque"

NOUVELOBS.COM | 13.08.2007 | 14:50


- Quels sont les avantages et les inconvénients de l'injection, par les banques centrales européenne, américaine et japonaise, de plus de 350 milliards d'euros pour lutter contre la pénurie de liquidités née de la crise du "subprime" ? Cette crise peut-elle remettre en cause la hausse des taux d'intérêt a priori prévue par la BCE en septembre ?

- Quand on a un risque de "credit crunch", d'assèchement total du crédit, le fait que les banques centrales mettent des liquidités à disposition des banques et se déclarent prêtes à acheter des obligations adossées aux prêts "subprime" est essentiel. Dans une situation d'aversion maximale au risque, le seul moyen de faire reculer des peurs excessives est en effet qu'un "prêteur suprême" s'engage.
Cependant, il existe des effets négatifs: à partir du moment où une banque sait qu'il existe un prêteur en dernier ressort, elle n'est pas prête à adopter un comportement vertueux. C'était d'ailleurs le raisonnement qui a conduit à la multiplication des prêts immobiliers à risque.
C'est pour cette raison que Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine, est intervenu de manière prudente: il veut restaurer le prix du risque. Il faut que certaines institutions perdent beaucoup, voire fassent faillite, tout en évitant un effet "domino" sur le reste de l'économie. Il faut juguler la peur, mais aussi sanctionner le risque.
En ce qui concerne la hausse des taux, si la crise actuelle est un "blip", un petit hoquet du marché qui sera vite oublié, la BCE voudra continuer à combattre les risques inflationnistes. Elle maintiendra alors son augmentation des taux, car elle pense que les fondamentaux économiques sont sains. Si la crise se termine aujourd'hui et s'il n'y a pas de rebondissements, cela sera sans doute la solution retenue.
Si, au contraire, il y a des "répliques", comme dans un tremblement de terre, avec des annonces de faillites ou des fonds d'investissement en difficulté, la BCE reportera sa baisse des taux, en estimant que la crise a mis fin à la bulle immobilière.

Quelles seraient les conséquences d'une extension de la crise au marché immobilier français ?

- Si la crise s'étend à l'immobilier français, on va assister à une aggravation de ce qu'on observe déjà depuis le début de l'année: un ralentissement de la hausse ou même une baisse des prix de l'immobilier et une insolvabilité croissante des ménages.
Cela peut avoir trois impacts sur la croissance.
Le premier portera sur le rythme des constructions. La première explication de la bulle résidait dans des transformations démographiques qui avaient échappé à la planification urbaine, provoquant une pénurie de logements, et un rattrapage des constructions depuis l'an dernier. En cas de dégonflement de la bulle, on risque d'assister à une crise de l'industrie immobilière.
Cette crise devrait alors s'étendre aux industries liées à l'immobilier, aussi bien celles des composants ou des matériaux que celle des équipements de maison, qui était un des moteurs de la croissance actuelle.
Enfin, le troisième impact, psychologique, sera lié à l'effet de richesse. En effet, la bulle a fait que les Français avaient l'impression de s'être enrichis grâce à leurs actifs immobiliers. On en a vu la trace dans une consommation soutenue, que ne justifiaient pas les niveaux d'activité, d'emploi ou de salaires.

Cette crise est-elle comparable à d'autres crises financières, comme celle de la bulle internet au début des années 2000 ?

- Oui, car l'existence de crises périodiques liées à un actif précis (l'immobilier, après internet ou les pays émergents) est devenue l'un des grands modes de régulation de l'économie mondialisée.
Tout se passe comme si le système avait périodiquement besoin d'une crise pour retrouver le sens des grands ordres de valeur économiques.
Ici, c'est l'appréciation du risque et la relation entre le revenu permanent, la consommation et l'épargne. Dans le cas de la bulle internet, c'était le fait que les entreprises doivent présenter des résultats et ne sont pas de pures virtualités.
Ces crises nous conduisent à revenir aux fondamentaux économiques, qui sont bons; la croissance est forte et les bilans des entreprises, assainis, sont au meilleur niveau.
Il faut s'habituer à l'idée qu'elles ne constituent pas des cataclysmes mais des méthodes de régulation d'une économie mondiale que l'on n'arrive pas vraiment à encadrer par des lois ou des politiques.

Propos recueillis par Jean-Marie Pottier
(le lundi 13 août 2007)
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Lun 13 Aoû - 17:08

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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 1:39

Il me semble qu'il faudrait que la BCE baisse aussi un peu ces taux, non ?
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 5:51

Je dirais que si les banques injectent du fric massivement chaque jour, on va assister au retour d'une petite inflation rapidement, et que les taux vont monter , et que tout va augmenter. C'est d'ailleurs comme ca en general comme ca que les gouvernements font pour effacer les dettes des gens et leurs propres dettes !
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sarkonaute
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 10:16

question à ce sujet: cette injection de liquidités, est-ce un "pret" aux banques, bref qu'est-ce que c'est?
sont-ce nos impots qui partent en fumée pour réguler la crise du crédit des banques américaines qui font n'importe quoi?
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Marco Po
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 10:50

Sarkonaute a écrit:
question à ce sujet: cette injection de liquidités, est-ce un "pret" aux banques, bref qu'est-ce que c'est?
sont-ce nos impots qui partent en fumée pour réguler la crise du crédit des banques américaines qui font n'importe quoi?

Ces euros sont mis sur le marche des devises je suppose et les achete qui veut , pour les preter a X ou Y. Rien a voir avec les americains ...

De plus ce sont 3 fonds de la BNP qui ont mis le feu aux poudres l'autre jour. La BNP n'est pas americaine que je sache !
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sarkonaute
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 11:09

Citation :
De plus ce sont 3 fonds de la BNP qui ont mis le feu aux poudres l'autre jour. La BNP n'est pas americaine que je sache !
entres autres, mais c'est surtout la faillite en série de nombreuses banques de crédit aux US, qui prétaient à des ménages aujourd'hui insolvables.
elles avaient transformé leurs créances risquées en titres, que les banques du monde en entier ont acheté (sur les conseils des agences de notation qui sont à la fois juges et parties) et qui ne valent plus rien aujourd'hui.
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sarkonaute
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Mar 14 Aoû - 13:22

en fait j'ai trouvé:

Citation :
Ce que signifie, concrètement, "la BCE a injecté des liquidités"

Par Pascal Riché (Rue89) 00H34 14/08/2007

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir injecté de nouveau 47,66 milliards d'euros, pour détendre un peu l'atmosphère sur les marchés financiers. La semaine dernière, elle avait déjà introduit dans les circuits bancaires 156 milliards d'euros... Les milliards volent, mais que représentent-ils? Que signifie, concrètement, "injecter des liquidités"?

Pour comprendre, il faut revenir aux principes de base de la politique monétaire. Ce qui suit se veut éclairant, mais je vous préviens, ce n'est pas toujours très sexy.

Pour commencer, contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les banques centrales qui créent de la monnaie. Ce sont les banques commerciales. Lorsque celles-ci font un prêt, ce prêt atterrit sur un compte de dépôt: c'est de la monnaie.

Pour éviter que le crédit (et donc la création de monnaie) ne s'emballe, il faut que la Banque centrale puisse s'immiscer d'une façon ou d'une autre dans la relation entre les banques et les emprunteurs. Elle le fait à travers un instrument qu'on appelle les "réserves obligatoires".

Le rôle des réserves

Quand le Crédit Agricole accorde un crédit de 100000 euros à un client, le niveau des dépôts augmente de 100000 euros. Si le taux de réserves obligatoires est de 2%, la banque doit alors conserver, sur un compte BCE non rémunéré, 2% de ces nouveaux dépôts, soit 2000 euros.

L'ensemble des "réserves" des banques, augmentées des pièces et des billets, est appelé la "base" monétaire. Ou encore, M0 (M zéro).

Si une banque n'a pas suffisamment de réserves pour exercer son activité de crédit comme elle le veut, que peut-elle faire? Elle va chercher une autre banque qui, elle, dispose de plus de réserves qu'elle n'en a besoin. Elle va emprunter à cette autre banque les réserves dont elle a besoin, en échange d'une rémunération. Chacun y gagne: la première pourra faire son prêt, la seconde est ravie de pouvoir prêter des réserves qui, sinon, ne lui rapporteraient rien.

Le marché interbancaire

Ces échanges sont organisés sur un marché, le marché monétaire "interbancaire". Sur ce marché s'échangent chaque jour de très grosses sommes, des prêts à court terme: un jour, une semaine, un mois.

Comme sur tout marché, l'offre et la demande se chargent de fixer le prix de la denrée qui y est échangée: si la demande d'argent à court terme (ou "liquidités") est forte, alors les taux d'intérêt grimpent.

Si les banques se mettent à accorder toutes des crédits, alors elles font face à une pénurie de "réserves". Conséquence: les taux d'intérêts menacent de s'envoler sur le marché interbancaire. Le risque, c'est qu'ensuite les banques répercutent cette hausse sur leurs clients, et que tout cela ne finisse par freiner la croissance.

La Banque centrale peut éviter ce scénario, car elle est dans une situation unique: elle a le monopole de la création de la denrée qui est échangée sur le marché interbancaire. Les banques peuvent en effet toujours se tourner vers elle pour emprunter les fameuses réserves.

Si la banque centrale veut faire baisser les taux d'intérêts et pousser les banques à accorder davantage de crédits à leurs clients, elle peut donc leur prêter plus de réserves. C'est ce qu'on appelle, dans la presse, "injecter des liquidités".

Les fameux "appels d'offre"

Comment l'opération a-t-elle lieu? La BCE procède à des "appels d'offre" sur le marché interbancaire. Elle a proposé ainsi lundi de l'argent, sur un jour, au taux minimum de 4% (le "taux de refinancement" , qui est son principal "taux directeur"). Les banques répondent à cette offre en proposant des taux supérieurs à 4%, afin d'être certaines d'obtenir les liquidités dont elles ont besoin. La BCE examine le niveau de la demande, les taux proposés par les banques, et elle fixe alors un taux au-delà duquel les les "offres" sont servies.

Les liquidités sont alors distribuées. Un peu comme au Mont-de piété, la Banque centrale prend en gage (on dit "en pension") des titres (bons du trésor, etc.).

Ces appels d'offre, en période normale, ont lieu toutes les semaines. Mais en cas de désordres financiers, la BCE procède à des "appels d'offre rapides" pour injecter ou retirer des liquidités. Dans ce cas, ce sont des opérations à très court terme: des prêts d'un jour.

Si la BCE intervient aujourd'hui massivement, c'est pour contrecarrer la méfiance qui s'est instaurée sur le marché interbancaire. Que se passe-t-il? Les banques hésitent à se prêter mutuellement leurs liquidités, car elles craignent que certaines d'entre elles aient massivement investi dans l'immobilier américain, et se retrouvent piégées par la crise actuelle des "subprimes".

Vous êtes toujours là? Bravo!

Numéro d'équilibriste

Alors vous me direz, quelles conséquences tout cela a-t-il avec la vie réelle?

Elles sont énormes. Si la Banque centrale surestime la crise et facilite une création monétaire trop importante, cela risque de déboucher sur l'inflation (je n'y crois pas du tout, mais bon). Si au contraire elle se montre trop timide dans son action, si elle ne parvient pas à dégripper le marché interbancaire, alors les taux d'intérêt se tendent, les crédits se tarissent, avec le risque de casser la croissance.

La Banque centrale tente de résoudre cette équation, ce qui se traduit par un numéro d'équilibriste: d'un côté elle inonde le marché interbancaire (et elle a raison de le faire), de l'autre elle annonce qu'elle augmentera son taux d'intérêt directeur en septembre, pour contrecarrer l'inflation... Ce grand écart commence à lui valoir des critiques. Ainsi, dans une interview au Monde , Thierry Breton, ancien ministre des Finances, aujourd'hui prof à Harvard, se demande si elle n'est pas en train de devenir "prisonnière de sa stratégie de hausse des taux, à contre courant d'un renversement de cycle économique qui pourrait bien intervenir plus tôt que prévu, en 2008"...

Les décisions des Banques centrales, dans ces périodes de crises financières, sont capitales. En 1929, la Réserve fédérale américaine avait très mal réagi, choisissant de restreindre le crédit: le krach s'était transformé en crise économique majeure. En 1987, face à un krach boursier plus vertigineux encore, la FED et les autres banques centrales avaient fait l'inverse, ouvrant hardiment les vannes du crédit: l'économie n'avait pas été affectée. Et qui se souvient aujourd'hui du krach de 1987, surnommé à l'époque avec angoisse "le jour le plus bas"?

http://rue89.com/2007/08/14/ce-que-signifie-concretement-la-bce-a-injecte-des-liquidites
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 6:13

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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 6:13

Sinon tres bon ton article Sarkonaute. lol!

Sinon il est pitoyable mesdames et messieurs que cet excellent fil entraine si peu de partcipation ... Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 6:26

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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 10:32

Citation :
Sinon il est pitoyable mesdames et messieurs que cet excellent fil entraine si peu de partcipation ...
Ben à part lire, et imprimer les article parce qu'ils sont très bons et éclairants, qu'est-ce que tu veux dire de tout ça ?
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 10:51

Je note que la FED a baissé son taux escompte de 0,5 point, comme je l'avais "prédit" pour la BCE (qui elle n'a finalement peut être pas intérêt à le faire.)
Le fait que nous dépendions autant des USA qui s'endettent sur le dos du monde ça me gonfle particulièrement.
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 11:31

Citation :
Ben à part lire, et imprimer les article parce qu'ils sont très bons et éclairants, qu'est-ce que tu veux dire de tout ça ?
en général à gauche on fait des commentaires sur l'économie qui se financiarise, les hedge funds méchants, tout ça Very Happy
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 11:37

Faut arrêter avec les généralités...
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 12:05

Mais non, à gauche on veut tout natinoaliser, la bourse on la supprime et les traders ont les met en taule... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: La crise financiere de l'immobilier (Aout 2007)   Sam 18 Aoû - 12:26

au goulag? Very Happy
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