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 Axel Ganz arrête la parution de "Jasmin"

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Johanna
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MessageSujet: Axel Ganz arrête la parution de "Jasmin"   Lun 30 Juil - 20:50



Lancé en octobre 2006 avec pour ambition d’atteindre 300000 exemplaires, le magazine féminin concocté par Axel Ganz, patron emblématique durant 26 ans de Prisma, la filiale française du groupe de presse allemand Gruner +Jahr (groupe Bertelsmann), va cesser sa parution le 12 août. Visant les lectrices de 25 à 40 ans, ce magazine était positionné entre les segments grand public et haut de gamme. Il n’a jamais trouvé son public. Après un lancement à 230 000 exemplaires, sa diffusion a régulièrement baissé pour atteindre seulement 100 000 numéros. Et ce malgré deux nouvelles formules dont la dernière, qui date de mai 2007, avait ramené le prix de vente de 2 à 1 euros. Confiant dans son succès, Axel Ganz avait garanti aux annonceurs une diffusion de 250 000 exemplaires. Dans un entretien au Figaro, il tire les enseignements de l’un des très rares échecs de sa carrière de patron de presse.


-Le Figaro -Quand et pourquoi avez-vous décidé d’arrêter la parution de Jasmin ?

Axel Ganz- J’ai pris la décision d’arrêter il y a trois jours car j’ai constaté qu’il n’y avait pas de perspective pour rentabiliser cet investissement. J’avais le soutien total de Gruner+Jahr, mon actionnaire, qui était prêt à nous laisser du temps. Mais nous avons déjà dépensé beaucoup d’argent et il faut savoir prendre les décisions qui s’imposent. La diffusion de Jasmin, qui s’est établi à 100 000 exemplaires en moyenne au cours du premier premier semestre 2007 malgré les deux relances, n’a pas atteint le potentiel nécessaire pour constituer une base économique.


-Comment analysez-vous l’échec de ce magazine ?

A.G. -Jasmin a été lancé en octobre 2006 après de nombreux tests qualitatifs très positifs. Le problème est qu’il est très difficile, à partir de ces tests qualitatifs, d’extrapoler les résultats quantitatifs. Nous avons lancé ce titre car nous avons pensé qu’il existait une place entre les hebdomadaires féminins populaires comme Femme Actuelle et ceux de haut de gamme comme Elle. Nous estimions que sur ce marché, il y avait un potentiel à long terme raisonnable de 300 000 exemplaires par semaine et de 1 500 pages de publicité par an. Nous voulions atteindre un niveau de diffusion qui nous permette à la fois d’être sélectif et puissant car notre intention était de lier la «masse» et la «classe».


-Pourquoi Jasmin n’a -t-il pas rencontré son lectorat ?

A.G.- La diffusion n’a pas été un succès pour plusieurs raisons. Au moment du lancement, le magazine n’était pas parfait mais après quelques semaines il a évolué positivement car nous y avons introduit les deux principaux éléments qui font vendre: l’actualité et le people. L’actualité est très appréciée par les femmes car cela valorise la lectrice. Mais ce n’était pas un argument d’achat pour chaque semaine. Puis nous avons ajouté des sujets people mais nous nous sommes refusé d’aller vers le «trash» car notre titre est sélectif. Le vrai problème est que le comportement de consommation des magazines a changé. Le nombre de média a beaucoup augmenté mais pas le temps disponible. La question n’est pas que les femmes n’aient pas les moyens d’acheter un nouveau magazine, c’est qu’elles ont moins de temps pour le lire. Conséquence, notre taux de réachat régulier ne s’est élevé qu’entre 35% et 40%, alors qu’il aurait fallu atteindre un taux de 60 % à 70 %. Avec ce taux de réachat, pour atteindre 100 000 exmplaires, il faut disposer toute les semaines d’un potentiel de 300 000 à 400 000 acheteuses. Et comme nous avions décidé de privilégier les ventes au numéro et non les abonnements -ce qui aurait été très coûteux et pris beaucoup de temps pour produire des effets- Jasmin n’a pas eu le temps de s’installer. Jasmin aurait pu fonctionné en mensuel mais ce marché est déjà très encombré.


-N’avez vous pas pris le risque de décevoir les annonceurs en leur garantissant 250 000 exemplaires chaque semaine ?

A.G.- Nous avons certainement créé une déception chez les annonceurs. Nous somme victimes de notre confiance dans ce projet car nous croyions tellement à notre concept que nous avons garanti une diffusion de 250 000 exmplaires. Comme nous n’avons pas atteint ce chiffre, nous avonsrévisé notre objectif vers le bas en toute transparence. Cela a déclenché une attitude attentiste chez les annonceurs. Pourtant nous avons réussi à attirer une large gamme d’annonceurs de la beauté et parfum à l’automobile. Comme nous nous étions engagés, nous avons mis en oeuvre une compensation pour les annonceurs quand nous avons révisé notre objectif de diffusion.


-Avez-vous des regrets ?

A.G. Non pas du tout. Je n’ai aucun regret d’avoir essayé de lancer ce magazine féminin alors qu’il n’y avait pas eu de lancement depuis celui de Femme Actuelle que j’ai fait il y a 25 ans. Depuis, tout le monde se demandait pourquoi il n’y avait pas eu de nouveau titre. Est-ce parce que personne n’a essayé ou parce qu’il n’y a pas de marché. Aujourd’hui nous avons une réponse claire : il n’y a pas de marché. La presse féminine est plus polarisée que nous pensions avec d’un côté les titres grand public et de l’autre les titres sélectifs. Au milieu, il n’y a pas de potentiel. Le seul regret que j’ai c’est que l’équipe de Jasmin qui s’est beaucoup investi, qui a travaillé formidablement n’a pas vu ses efforts récompensés.


-Combien le projet a-t-il coûté à votre société commune avec Gruner + Jahr et que devient cette société ?

A.G- Les actionnaires avaient convenu de supporter jusqu’à 20 millions d’euros de perte d’exploitation. Nous avons dépensé cette somme. Après cela, la société commune AG+J va s’arrêter.


-Que va devenir l’équipe de Jasmin?

A.G. - Une cinquantaine de personnes est concernée. Nous allons essayer de leur proposer des postes au sein du groupe Gruner+Jahr et plus largement au sein de sa maison mère Bertelsmann. Nous allons régler la question des collaborateurs de manière correcte et sociale. Comme ils sont jeunes et qualifiés, j’ai une grande confiance dans leur avenir.


-Quel est votre propre avenir ?

A.G. Pour l’instant je vais pleinement m’occuper de bien terminer ce que j’ai commencé. Je n’ai pas d’autres idées. Je ne vais pas relancer un nouvel hebdomadaire mais je ne dis pas que je ne ferai rien.

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MessageSujet: Re: Axel Ganz arrête la parution de "Jasmin"   Lun 30 Juil - 21:21

Je n'y connais rien à l'édition de magazines, mais il me semble que ce secteur - au moins celui des périodiques féminins - est déjà ultra-saturé. Enfin, un de plus ou un de moins, ça ne va pas changer grand chose.
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